12 déc

L’exposition de janvier : Imparfait, Nobody’s perfect

IMPARFAIT, Nobody’s perfect aura lieu du 15 janvier au 4 février 2017 chez Merci.
Et si la quête de la perfection n’était plus de mise ? Si le zéro défaut n’était plus ce vers quoi il faut toujours tendre ?

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On a envie de se montrer tel que l’on est, sans fard, de mettre en avant sa personnalité plutôt que son apparence et les innombrables selfies décomplexés qui défilent sur la toile en sont une preuve flagrante. Cette réaction au trop parfait s’observe dans tous les domaines. Les fruits et légumes ont le droit de ne plus être rutilants, les mauvaises herbes de pousser entre les pavés, les objets d’avoir des “accidents“… tout en ayant le même pouvoir de séduction, si ce n’est plus.

 

Merci est en phase avec ce mouvement et conjugue à l’imparfait toute une série d’événements et de créations mode et maison.

Touché par les “accidents“ réels ou les défauts de production, Merci pose un regard bienveillant sur les objets qui par chance ou malchance sont ébréchés, usés, troués, brûlés ou déchirés et démontre comment raccommodés, réparés, ravaudés grâce à la main de l’homme, ils s’offrent une nouvelle vie plus belle encore que la première.

 

Au Japon, depuis des siècles, on élève les objets réparés au rang de trésor.

 

Pour illustrer le singulier, l’irrégulier, le tordu, l’incliné, Merci s’est intéressé aux techniques du verre et nous montre une formidable palette d’expressions qui va des créations d’artistes aux objets du quotidien :

- Les presse-citron “mal teints”, découverts au Centre international d’art verrier à Meisenthal.
- L’iconique bocal “Le Parfait” avec sa rondelle de caoutchouc orange conçu dans les années 30, déformé par Nadia Gallardo et drôlement imparfait.
- Les verres de cantine Duralex, revus et corrigés par les designers Loris&Livia.
- Plus sophistiqué, Bernard Heesen, a soufflé pour Merci des pichets et de verres délibérément tordus, soufflés en Syrie à partir de bouteilles recyclées.
- Vanessa Mitrani présente ses pichets soufflés dans une résille de métal illustrent avec poésie cet esprit de raccommodage.

 

La céramique a aussi ses “ratés” :

- La manufacture bourguignonne Digoin, s’est prêtée au jeu de l'imperfection avec enthousiasme, sauvant de la destruction des saladiers, des pichets qui, à cause d’un coup, d’une déformation, n’auraient jamais dû voir le jour.
- Les assiettes en grès signées Pierre Cazenove pour Jars Céramiste où les émaux forment des taches irrégulières et différentes sur chaque pièce sont une talentueuse illustration du thème.
- Dans un autre registre mais tout aussi touchants, ces tapis d’apprentissage aux petits formats, dénichés au Maroc, sur lesquels les femmes apprennent à tisser les motifs de leur région ; ces tapettes à mouches en chutes de cuir aux manches d'essences de bois ou encore cette vannerie un peu de guinguois, venue du Swaziland, ravaudée avec du fil de cuivre. 

Cette sélection non exhaustive s'enrichira de trouvailles au fil des semaines, pour un laboratoire de l’imparfait.

 

Des événements viendront également animer "Imparfait" :

L’Atelier Maximum, collectif de quatre designers, retravaille les plastiques abandonés.
- Paola Navone viendra signer son dernier livre “Tham ma da”, accompagné d'une série limitée de 100 housses imparfaites, "collector ", en textile pour y glisser le livre.
Tom of Holland, tricoteur et raccommodeur passé maître en “visible mending”
- L’atelier de réparation du futur : l'imprimante 3D d'Initial, groupe Prodways.

 

IMPARFAIT, Nobody's perfect
Du 15 janvier au 4 février 2017

Chez Merci
111 Boulevard Beaumarchais
75011 Paris

www.merci-merci.com

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